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La dictature du consensus est une lèpre dont
on observe depuis dix ans les progrès dans la
vie sociale : il est de bon ton de n’affronter personne,
il faut se garder d’avoir une opinion et n’aborder,
si possible, que les sujets qui n’en réclament
aucune ; faute de quoi on adoptera celle de la majorité
à titre préventif.
Une proportion exagérée de femmes ne
crie plus justice, mais vengeance.
Parier sur le corps me paraît le plus sûr
moyen d'enterrer ses illusions.
L'humour s'attrape comme le tétanos: il faut
une blessure.
Ne pas aborder la question de l'au-delà quand
on prétend parler de la vieillesse est à
peu près aussi honnête que de faire une
conférence sur les bateaux à voile sans
parler de la mer.
Il n’y a aucun exemple dans l’histoire où la
diversité de la nature et des espèces
ait subi une telle atteinte sans recouvrer ses droits
L'idée que la méconnaissance d'une technique
rend incapabler de juger de son usage est l'une des
causes du mépris dans lequel nous tenons nos
aînés.
Il faudrait en finir avec le mythe de la vertueuse
francophonie québécoise. Désormais
quand on visionne un DVD américain doublé
à Montréal, on entend des dialogues du
genre : « Tu dis ça pour vrai (sic) ? –
Oui Jérémie, il faut apprendre à
faire tes propres décisions pour rester en contrôle
de ta vie. »
Il est fréquent qu’en France la loi exprime
un vœu au lieu d’imposer une règle.
Les tribunaux chargés des crimes contre l’humanité
devraient se pencher sur les jeux vidéo où
l’on invite les enfants à torturer leurs adversaires.
Mais de ce côté-là, la vigilance
paraît fort émoussée.
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